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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 15:19

 

Tout le monde ici a entendu parler du Carnaval de Granville, festivité offerte chaque année aux bas-normands et aux nombreux touristes venus dans la Manche pour l'occasion.

 

C'est un événement très attendu également a l'EHPAD Paul Poirier de Granville car chaque année, les reines du Carnaval sont conviées à un repas ou la fête bat son plein.

Et quelques personnes de notre établissement prennent part parfois avec plaisir à cet événement qui rassemble plusieurs autres résidants.

 

Le carnaval de Granville célébrait autrefois le départ des marins qui profitaient de la fête avant de s'embarquer vers l’île de Terre Neuve.

 

Voilà trois ans que le comité organisateur du Carnaval de Granville souhaite être reconnu au niveau international comme patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Son dossier de candidature pour l'obtention d'une telle distinction sera finalement déposé  en mars de cette année. Les granvillais s'étant donnés le temps pour la préparer.

 

Actuellement, seule la dentelle d'Alençon est reconnue patrimoine culturel immatériel dans la région Basse Normandie.

 

Cette année ce sont les bretons, voisins proches, qui ont réussi le pari de faire du fest -noz (« fête de nuit »en breton) un nouvel élément de ce patrimoine immatériel de l'humanité. 

 

 

 

 

Témoignage de Marie-Louise L.,

 

Marie Louise a habité Granville entre 1943 et 1953. Elle se souvient du premier carnaval après la guerre en 1946 ou 47.

 

« Il était tout simple, bien entendu, mais il y avait une certaine animation . Sa reprise avait eu lieu malgré la misère.

Il faut savoir que Granville était zone interdite pendant la guerre. Ses habitants étaient isolés et certains avaient dû accueillir des allemands chez eux. Granville était devenu une forteresse allemande.

Le grand patron du carnaval, grand, costaud, était un droguiste et avec d'autres commerçants, ils ont remis cela en place tout doucement.

Il y avait encore quelques américains présents sur la ville.

Les gens n'avaient pas d'argent pour acheter de beaux costumes. Mais ils avaient beaucoup de cœur dans la préparation. C'était la valse des confettis, des masques fabriqués par les mamans et des farandoles. Il y avait de l'ardeur car tout le monde était content.

C'était génial mais un peu triste à cause du décalage terrible entre la guerre et la joie de la liberté après ces années terribles. »

 

 

 

 

Bref récit récolté un jour par Annie, infirmière retraitée :

 

Souvenir d'enfance.

 

"Nous étions quelques copines et copains pour Mardi Gras à nous chercher un déguisement. Soit avec des vieux vêtements trouvés dans le grenier, soit en rassemblant quelques fringues auprès des grands parents. Nous faisions un masque puis nous nous retrouvions en début d'après midi pour faire le tour de la commune en chantant et en tapant aux portes des habitants. Certains nous offraient des crêpes, ils cherchaient qui se cachait derrière le masque. On dansait, on chantait, on mangeait des bonbons et gâteaux que les gens nous donnaient. Nous étions heureux de fêter carnaval de cette façon."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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