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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:01
 
 
 
 
      Mercredi 15 mars, j'ai fait une présentation sur le Carnaval de Granville aux résidents. Cela a été un moment convivial mais surtout un riche échange de leur vécu et du mien.
 
 
 
 
 
 
 
 
Durant cette après-midi, je leur ai présenté l'histoire du Carnaval. Ensuite, l'entrée du Carnaval de Granville au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, le 30 novembre 2016. Puis, les différents chars de la cavalcade ainsi que le programme de cette 143ème édition. Et enfin, je leur ai  présenté chaque photos que je possédais ainsi que celles de l'animatrice coordinatrice et  du kinésithérapeute. J'ai pu également leur montrer d'anciennes photos du Carnaval et différentes affiches retrouvées sur internet.
Pour cette présentation, j'ai  utilisé des moyens papiers, en particulier les journaux, et des moyens technologiques.  D'abord avec une projection d'un diaporama pour visionner les photos, puis internet pour récolter des informations mais aussi d'autres photos.
 
 
Départ des Terre-Neuvas pour la grande pêche au début du 20ème siècle.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
     L'histoire du Carnaval remonte aux fêtes de la Rome antique. Après le Moyen-Âge, il fallut attendre le milieu du 19ème siècle pour redécouvrir le carnaval, fête populaire.
 
Le Carnaval fut donc une tradition héritée des Terre-Neuvas. Ainsi, dans le département de la Manche, des festivités carnavalesques se déroulaient dans de nombreuses communes. A la fin de la Second Empire, pratiquement aucune ville du département ne fêtait plus le carnaval, à l'exception de Granville. Il faut chercher cette survivance dans le fait que le mardi-gras était en février, au plus tard début mars, période qui correspondait au départ des Terre-Neuvas. C'était le moment où des centaines d'hommes, venus des villages côtiers ou des campagnes voisines, convergeaient vers Granville pour être enrôlés à bord des navires qui armaient vers Terre-Neuve. Tous nos mathurins, surnom donné aux marins, savaient que le métier était pénible, voire dangereux, et que certains ne reviendraient peut-être pas ; ayant reçu une avance de l'armateur, ils participaient aux fêtes carnavalesques auxquelles ils apportaient leur joie de vivre.
 
A la fin du 19ème siècle, l'armement pour Terre-Neuve déclina. Au début du 20ème siècle, le grand départ des Terre-Neuvas pour la grande pêche. En 1870, 41 navires arment pour Terre-Neuve, puis 27 en 1895. Le chiffre remonta un peu les années suivantes, mais ils ne furent plus que 24 en 1914. La fête perdit son éclat et beaucoup se demandaient même si le carnaval passerait le cap du 20ème siècle. La population s'en inquiétèrent et demandèrent à la municipalité d'intervenir. Dès 1898, les festivités prirent un nouveau départ et les Granvillais découvrirent les bonhomme Carnaval ; quelques années plus tard, les fondements du Carnaval actuel étaient établis. Une tradition qui a su traverser les siècle jusqu'à nos jours. En 1902, la commission municipale des fêtes créée les comités de quartier et décide l'année suivante que la Cavalcade (= défilé des chars) aurait désormais lieu le dimanche. Ensuite en 1923, la venue de la République de Montmartre. Puis en 1968-2003, l'entrée devient payante le dimanche pour voir la Cavalcade. Enfin en 2016, l'inscription du Carnaval au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO (= Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture).
 
     L'inscription du Carnaval de Granville le 30 novembre 2016 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO était une partie loin d'être gagné. Il aura fallu patience, voire acharnement et un petit grain de folie pour que cette idée, germée en 2009, prenne finalement racine. Une idée née d'une bande de copains : A.B, JP.D, R.G, Y.G, D.L et D.L. « Une candidature lancée un peu par hasard, voire par erreur », reconnaît D.L, l'un des grands artisans de cette reconnaissance internationale. Le jeune homme aura le mérite d'aller jusqu'au bout de sa démarche, jusqu'à présenter la candidature du Carnaval de Granville au ministère de la Culture en janvier 2014.  
« Le temps du trajet, nous nous demandions ce que nous allions bien pouvoir raconter à tous ces experts... Finalement, nous avons décidé de rester naturel » se souvient-il. Une stratégie gagnante comme le montre l'issue que nous connaissons aujourd'hui... Même le Carnaval de Dunkerque, avec ses lancers de harengs, ou celui de Nice, et sa parade de géants n'ont pas eu ce privilège!
 
Tiré de la revue de la Manche Libre
Spécial Carnaval de Granville.
 
Mais malgré des efforts de la part de cette bande de copains, des bruits courent dans le département de la Manche, le Carnaval ne serait pas encore rentré dans le patrimoine de l'UNESCO. Un des professionnels de l'organisation était présent au Carnaval est d'après lui, l’alcool serait trop présente durant ces 5 jours. Il se pourrait que la candidature pose problème pour le Carnaval de Granville. Affaire à suivre!
 
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     Cette année, 44 chars aux thèmes divers et variés suivaient les actualités du moment, surtout au niveau local et quelques uns au niveau national. Notamment, les tensions au sein de la mairie Granvillaise qui à fait polémique et qui a inspiré plus d'un chars, certains ayant même la tête de la maire de la ville. Il y a eu 3000 personnes bénévoles présents sur les chars de la Cavalcade. Mais surtout plus de 500 personnes qui travaillaient sur la construction des chars et certains depuis le mois de septembre.
 
     Durant ces 5 jours de festivités le programme était très riche et variés,
le vendredi 24 mars, le Carnaval ce lance avec le concert d'ouverture donné à la maison du Carnaval avec le groupe « La Caravane passe ».
Le samedi 25 mars, la journée commence à 14h avec la remise des clefs de la ville à sa Majesté « Baudrodateur 1er, Roi des parkings payant et de la tirelire municipale » puis suivie de la relise des clefs, à 14h15 la Cavalcade des enfants; et la journée se termine par un bal costumé à la maison du Carnaval.
Le dimanche 26 mars, sera la journée phare de ces 5 jours de festivité, avec la grande Cavalcade et son défilé avec une quarantaine de chars, il a commencé à 13h30 jusqu'en fin d'après-midi.
Le lundi 27 mars, aura été une journée consacrée aux différents bals, à 14h30, le bal des Toujours jeunes à la salle Saint-Nicolas; à 19h, le bal à Papa à la maison du Carnaval et à la même heure, le bal à Maman à la salle du Hérel. Et pour la dernière journée,
le mardi 28 mars, aura été clôturée par le jugement du Roi (= bonhomme du Carnaval brûlé) qui aura lieu sur la place du Port à 16h30 et pour finir la bataille de confettis qui qui a eu lieu à la place de la Mairie à 18h.
 
Tiré de la revue de la Manche Libre
spécial Carnaval de Granville.
 
 
Qui sait, peut-être que les résidents du Petit Domaine pourront participer à de ces  après midis au Carnaval l'année prochaine !
 
 
 
L'affiche du 143ème Carnaval de Granville été réalisée par les élèves de l'école Saint-Joseph de Bréhal.
Vendredi 24 mars: Concert la Caravane passe et les Collégiens de School of Rock.Vendredi 24 mars: Concert la Caravane passe et les Collégiens de School of Rock.

Vendredi 24 mars: Concert la Caravane passe et les Collégiens de School of Rock.

 Samedi 25 mars: Cavalcade des enfants. (Photo flou pour respecter l'identiter des enfants)

Samedi 25 mars: Cavalcade des enfants. (Photo flou pour respecter l'identiter des enfants)

Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.
Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.
Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.
Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.

Dimanche 26 mars: Grande Cavalcade et son défilé.

Lundi 27 mars: Bal des Toujours jeunes, Bal à Maman et Bal à Papa.Lundi 27 mars: Bal des Toujours jeunes, Bal à Maman et Bal à Papa.
Lundi 27 mars: Bal des Toujours jeunes, Bal à Maman et Bal à Papa.

Lundi 27 mars: Bal des Toujours jeunes, Bal à Maman et Bal à Papa.

Mardi 28 mars: Le jugement du Roi et la Bataille de Confettis.
Mardi 28 mars: Le jugement du Roi et la Bataille de Confettis.Mardi 28 mars: Le jugement du Roi et la Bataille de Confettis.
Mardi 28 mars: Le jugement du Roi et la Bataille de Confettis.

Mardi 28 mars: Le jugement du Roi et la Bataille de Confettis.

Anciennes photos et affiches du Carnaval de Granville.Anciennes photos et affiches du Carnaval de Granville.
Anciennes photos et affiches du Carnaval de Granville.
Anciennes photos et affiches du Carnaval de Granville.Anciennes photos et affiches du Carnaval de Granville.

Anciennes photos et affiches du Carnaval de Granville.

Affiche du Carnaval de Granville de 1951: Roger Soubie, surnommé "l'Américain", il était l'affichiste préféré des sociétés de production de cinéma américaines pour lesquelles il réalisera plus de 2000 affiches de 1930 à 1960.

Affiche du Carnaval de Granville de 1951: Roger Soubie, surnommé "l'Américain", il était l'affichiste préféré des sociétés de production de cinéma américaines pour lesquelles il réalisera plus de 2000 affiches de 1930 à 1960.

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Published by Chloé.L stagiaire en Service Animation - dans Regard sur le temps qui passe
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 17:29

En Décembre 2016 et Janvier 2017,

la troupe du cirque Williams a fait quatre représentations au Petit Domaine,

amenant les numéros jusqu'à nous .

Un talentueux jeune homme, Alberto Williams -clown et jongleur- 

s'est associé à Jean Claude Rosier lui-même passionné par le monde du chapiteau, 

pour créer l'association du Cabaret Williams.

Nous remercions toute la troupe car c'était un plaisir de les regarder !      : ))

 

 

 

 

Le cirque williams pour le plaisir de tous.
Le cirque williams pour le plaisir de tous.
Le cirque williams pour le plaisir de tous.
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Published by Les résidants
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 16:18
04 juillet 2016, passage de la grande boucle.

Nous étions installés une nouvelle fois au bord de la route, certains d'entre nous dès huit heures du matin, pour voir le spectacle de la caravane et les petites reines passer.

La chance de pouvoir tous voir cette année le Tour de France et ses fabuleux cyclistes, s'y nous le souhaitions.

Soleil magnifique, chapeaux de soleil, crème solaire et brumisateurs d'eau à disposition, pique-nique sous barnums, fin du déjeuner un esquimau à la main,... le top pour tout le monde !

De quoi pouvoir affirmer que la vie en institution peut toujours apporter de grands moments de joie collectifs quand on sait en profiter.

L'organisation de cette journée nécessitant une véritable cohésion des équipes pour être réussie comme elle l'a été.

04 juillet 2016, passage de la grande boucle.
04 juillet 2016, passage de la grande boucle.
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Published by l'animatrice - dans Nous y étions.
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 17:20
La Fête du cinéma, même au Petit Domaine.

(Centre National du Cinéma, comme promis, un retour.)

"La pluie et le beau temps", premier film projeté vendredi dernier.

Beaucoup de résidents ont souhaité y être.

Alors on a poussé un peu les murs et tout le monde a pu rentrer dans la salle apprêtée de noir pour l'occasion.

Le facteur climatologique qui fait de la Normandie une terre de lin...

Un silence attentif pendant toute la séance traduisant l'intérêt porté au sujet, la voix off de l'animatrice pour lire les sous titres traduisant le chinois, tous les ingrédients d'une projection documentaire réussie.

L'histoire actuelle de la production de lin, les négociations difficiles avec les chinois nécessitant des interprètes, le vécu fluctuant de ces agriculteurs normands, tout a fait resurgir les souvenirs personnels.

Un temps où il faisait bon être paysan, malgré toutes les grosses difficultés du métier.

Merci pour ce prêt de films.

Enfin, la Fête du cinéma a vraiment été partagée avec nous.

Deuxième séance demain mardi pour "Profession agricultrice - profession conchylicultrice";

y a donc plus qu'à tirer les rideaux une nouvelle fois et se laisser aller dans l'amour du métier qui lui reste toujours malgré le temps qu'il fait.

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Published by Les résidants
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 14:27
L'échauffement avant la victoire.

DANS LE CADRE DU FIL ROUGE INTER ÉTABLISSEMENTS EHPAD DE LA MANCHE, J'AI PARTICIPÉ A DEUX ÉPREUVES EN ACCOMPAGNANT LES RÉSIDENTS EN TANT QUE BÉNÉVOLE.

LE 23 JUIN, C'EST LE SPRINT, LES RÉSIDENTS, NOMBREUX, PARTICIPENT A L’ÉCHAUFFEMENT DES ARTICULATIONS DES MEMBRES ET DU CORPS AVEC JIMMY, L’ÉDUCATEUR SPORTIF DE SIEL BLEU.

TOUS FONT LES MOUVEMENTS SELON LEURS POSSIBILITÉS PHYSIQUES , AVEC BONNE HUMEUR,

AU FUR ET A MESURE ILS SE BOUGENT UN PEU MIEUX ET ARRIVE LE SPRINT FINAL EN TAPANT LES PIEDS SUR LE SOL AU PLUS VITE,

ILS DÉCOUVRENT LE BIEN-ETRE DE LA GYMNASTIQUE,

LES SOURIRES ET L'EXPRESSION DE VISAGES DÉTENDUS S'EXPRIMENT.... APRÈS L'EFFORT, LE RÉCONFORT, AVEC UN GOÛTER.

VALÉRIE A REMIS LES RÉCOMPENSES AUX RÉSIDENTS QUI ONT GAGNE AU QUIZ SUR LE TOUR DE FRANCE. A L’UNITÉ AQUARELLE LA SORTIE AU RESTAURANT + UNE COUPE.

EN ANNONÇANT LA VENUE PROCHAINE DE L'ANCIEN SPEAKER MR MANGEAS AINSI QUE LE NOMBRE DE KILOMÈTRES EFFECTUES DEPUIS LE DÉBUT DU FIL ROUGE,

TOUS SONT RAVIS : LE BUT EST ATTEINT.

LES EQUIPES, LES RÉSIDENTS TOUS TRÈS MOTIVÉS SE SONT BEAUCOUP INVESTIS POUR MONTRER LA NORMANDIE TERRE DE CYCLISME !!!

BOUGEONS ET ROULONS TOUJOURS !!!

Annie , bénévole

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Published by Annie, Bénévole
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 12:00
DÉPART RÉUSSI POUR LE PELOTON DU PETIT DOMAINE !

Coupé du ruban.

A vos marques, prêt, partez !

Après les préparatifs, le départ de la course a été donné ce mardi 7 juin à Saint-Hilaire-du-Harcouët !

Pas de difficultés majeures lors de cette première étape, l'équipe professionnelle pluri-diciplinaire et les résidents étant affairés depuis plusieurs semaines à l'organiser. La météo ayant été également propice au succès de cette journée avec ses premiers cyclistes Saint-Hilairien.

L'origine de cette aventure partagée pendant cinq mois avec d'autres, un défit lancé par le Groupement de Coopération Sociale et Médico-Sociale Sud Manche répondant à l'appel à projet départemental « La Manche Normandie a son tour ».

Afin de fêter les trois premières étapes manchoises de la prochaine course mythique, nous, résidences du Sud et du Centre Manche hébergeant les personnes âgées, devions nous unir dans un Fil rouge inter établissements.

Ainsi nous sommes nous tous plongés dans le monde du cyclisme car à l'occasion de cette prestigieuse grande boucle, plusieurs événements seront programmés.

Le but commun étant d'atteindre une performance « sportive » en faisant pédaler un maximum de volontaires, petits et grands, sur une distance de 435 kilomètres (la longueur du parcours sur notre territoire).

Notre tour de Normandie dispose maintenant de tous les ingrédients (dégustations, expositions, quiz, décoration, pratiques artistique et sportive, rencontre avec un homme illustre du monde du vélo...) pour la réalisation d'une exceptionnelle aventure humaine dont la course durera trois semaines au Petit Domaine.

Pédaler donc, mais pour les résidents pas sur des petites reines. Se motiver pour une épreuve physique qui se fera plutôt sur un pédalier ou un motomed, utilisable par tous grâce à un pédalage pouvant être assisté d'un moteur.

Nous n'avons plus qu'à nous élancer dans les étapes suivantes, dont deux sont aussi importantes.

Mercredi 15 juin, le peloton des enfants se joindra à nous pour une course intergénérationnelle musicale. Jeudi 23 juin, l'heure du sprint sera le moment de comptabiliser nos kilomètres et d'annoncer les résultats aux champions.

Saint-Hilaire-du-Harcouët, ville étape de ce 103ème Tour de France.

(Article proposé à un journal de presse, pour couvrir l'événement).

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:04

Dernier témoignage, Courrier de Mr P. à Richard,

"Bonjour Richard,

J’ai 80 ans et je suis né en mars 1927 à Martigny entre les deux guerres mondiales du siècle dernier.

Je suis entré à l’école à la rentrée de Pâques 1933 et j’ai obtenu le certificat d’étude primaire le 12 juin 1939 toujours scolarisé dans la même école. A cette époque les filles et les garçons étaient séparés. L’école des garçons se trouvait à 500 mètres de celle des filles. Et au-dessus de mon école il y avait la Mairie.

Alors qu’on se rendait bien compte qu’une nouvelle guerre était inévitable avec l’Allemagne nazie, soutenue par l’Italie fasciste de Mussolini, elle a débuté le 3 septembre 1939.

L’Allemagne revendiquait le port polonais de Dantzig. La Pologne s’était trouvée envahie par cette armée allemande et par l’Union Soviétique qui, elle aussi, voulait s’emparer de cette malheureuse Pologne ( Partage secret de ce pays entre Hitler et Staline, les chefs des deux états).

Il faut que vous sachiez que depuis mes 7-8 ans je suis passionné d’Histoire. En effet à l’école on parlait beaucoup de guerres notamment la guerre civile d’Espagne qui a fini en 1937 ou 38. Mon voisin de classe n’avait pas les mêmes opinions que moi mais on s’entendait tout de même bien.

Si la France et l’Angleterre sont rentrées en guerre contre l’Allemagne, c’était pour riposter contre l’invasion de la Pologne.

Un an plus tôt nous avions évité cette guerre, alors que nous étions en désaccord au sujet de la Tchécoslovaquie que les Allemands voulaient posséder en partie (« accord de Munich »1938). Hitler n’a alors pas voulu tenir compte de cet accord.

De Septembre 1939 à Juin 1940, la guerre était presque inexistante car l’Angleterre et la France se cantonnaient derrière la ligne Maginot qui était soi-disant infranchissable.

Et c’était ce en quoi je croyais.

Hélas les évènements en ont décidé autrement. Et croyez-moi j’étais profondément déçu de voir les Allemands s’installer chez nous, heureux d’avoir gagné la partie.

Glorieux, ils paradaient dans nos villes. Mais cette armée allemande victorieuse et arrogante composée de jeunes allemands n’était plus la même quelques années après.

C’était plutôt pour eux la débâcle en 1944 et heureusement pour la France…

Nous avons vécu l’occupation sans trop de soucis dans nos campagnes. Je sais évidemment qu’il n’en était pas de même dans nos villes où tout le monde souffrait de faim à cause des restrictions de toutes sortes. Elles nous étaient imposées par l’occupant mais aussi par nos dirigeants, le gouvernement de Vichy. J’étais jeune et à la campagne je trouvais toujours quelque chose à manger, ce qui n’était pas le cas pour tout le monde en ville.

Mais il ne nous était pas possible de faire quoi que ce soit alors je suis devenu résistant de cœur. Que pouvions-nous faire car il n’y avait pas d’arme pour nous révolter ?

Dès le début de la guerre je suis devenu jeune paysan par obligation pour ma famille.

Moi j’aurais aimé devenir instituteur.

J’ai donc exploité une ferme à Virey de 1953 à 2007.

Pendant cette guerre j’ai été comme tout le monde privé de beaucoup de choses ; par exemples de bananes qui nous venaient d’Afrique ou bien d’oranges qui nous venaient d’Espagne. Il n’y avait qu’à Noël qu’on arrivait à recevoir une orange en cadeau.

Comme tout le monde, j’attendais avec impatience le débarquement. Dès 1942 on en parlait mais on se demandait si ça pouvait vraiment avoir lieu un jour.

Le débarquement de nos alliés tant attendu pour redevenir libre est arrivé le 6 juin ; mais de juin à août il s’est passé beaucoup de temps avant que les alliés ne réussissent à percer le front. Nous offrions des fleurs aux américains à leur passage sur les routes et eux nous offraient du chocolat, chewing-gum et d’autres choses qu’ils mangeaient au quotidien.

On n’avait pas le droit de dire du mal de l’occupant et les français étaient divisés. On avait peur des dénonciations des collaborateurs car beaucoup en souffraient. Les Allemands étaient exigeants et méchants. Contre mon gré, j’ai participé avec un cheval de la maison à un voyage pour transporter des caisses allemandes (des munitions certainement) en direction de Saint lô. Il y avait douze voitures tirées par des chevaux et nous étions cinq hommes du coin plus un prisonnier originaire d’un pays de l’Union Soviétique. On ne voyageait que la nuit et on se reposait au petit matin. Enfin on les a quitté près de Saint Lô.

Pour terminer, je pense que le général de Gaulle a bien été l’homme qu’il nous fallait pour restaurer le pays. Je veux aussi saluer la mémoire de Winston Churchill, Premier Ministre du Royaume Uni, qui n’a jamais voulu capituler face à Hitler.

Il faut aussi savoir qu’Adolf Hitler n’a jamais su ou voulu respecter ses engagements.

Nous avons un point commun, c’est que comme moi auparavant, vous habitez un petit village. Je suis donc d’accord pour entrer en relation avec vous comme parrain, afin de répondre à vos questions sur le sujet de l’Occupation.

Il m’est agréable de savoir que je pourrai vous être utile.

A bientôt."

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Projet d'animation écrit en septembre 2007 à la demande de Mr G., par l'animatrice-coordinatrice arrivée tout juste en poste à Saint Hilaire du Harcouët, et qui l'a fait vivre sur une durée d'un an et demi en collaboration avec ses deux collègues animatrices des EHPAD d'Avranches et Granville :

  • DESCRIPTION DE L’ACTION

TITRE DU PROJET : LA MÉMOIRE, SOURCE DE LIEN INTERGÉNÉRATIONNEL

ORGANISME DEMANDEUR : EHPAD de Saint Hilaire du Harcouët et Centre Hospitalier Avranches/Granville

NOM DU RESPONSABLE DU PROJET GLOBAL :

Monsieur G. (Directeur Adjoint des Centres Hospitaliers Granville, Avranches et Saint Hilaire du Harcouët)

1. OBJECTIF GÉNÉRAL :

IMPLIQUER PLUSIEURS RESIDANTS DE STRUCTURES D’ACCUEIL POUR PERSONNES ÂGÉES DANS UN PROJET QUI RECONSTRUISE DES LIENS SOCIAUX.

Réussir une action « citoyenne » où le résidant à son rôle à jouer et est nécessaire à l’autre.

Ce projet d’échange sur le thème de la période de l’ « Occupation » mobilise une classe de trente et un élèves d’une classe de BEP ... du lycée Rémi Belleau de Nogent Le Rotrou (Eure et Loire) et au minimum trente personnes résidant sur trois sites hospitaliers de la Manche gérant des structures d’accueil médicalisé pour personnes âgées dépendantes (Maisons de retraite et Services Longs séjours situés à Granville/Avranches, EHPAD de Saint Hilaire du Harcouët).

Le point commun de tous ces établissements est qu’ils sont gérés par un même Directeur, à l’initiative du Projet avec le Professeur d’Histoire- Géographie de la classe concernée.

Cet échange intergénérationnel, complémentaire à une réflexion et à un travail menés par les élèves dans leur région du Perche, s’appuie sur le témoignage des aînés qui permettra aux plus jeunes de comprendre les événements de la Seconde Guerre Mondiale en interrogeant « son parrain ou sa marraine » choisi pour l’occasion.

En amont et par visioconférence, une équipe de gériatres et psychologues sensibiliseront les enfants au « grand âge ».

Après qu’ils aient fait connaissance, au cours de l’année scolaire 2007/2008, le parrain ou la marraine racontera alors à son ou sa filleul(le) son propre récit de vie pendant les années 1939/1945.

Les échanges entre les deux publics se feront par correspondance dans un premier temps ( visioconférence, supports écrits et audio visuels (livres, films, photos) alimenteront la réflexion de chacun), puis par la programmation de deux rencontres « physiques » dont l’une sera consacrée à la visite commune d’un lieu historique situé en Normandie en lien avec le Débarquement.

2. OBJECTIFS OPÉRATIONNELS :

. Faire l’effort de se souvenir, de communiquer et donc de s’extérioriser.

. Prendre conscience de sa valeur personnelle et renforcer la confiance en soi par une valorisation de la parole individuelle.

. S’impliquer en tant qu’acteur à part entière et se sentir responsable dans l’échange.

. Renforcer ses contacts avec l’extérieur et mener une relation privilégiée faite d’écoute et de respect pour une personne d’une autre génération.

3. MÉTHODOLOGIES D’INTERVENTION

Organisation générale :

Le Directeur de l’ensemble des structures coordonnera les actions prévues sur les différents établissements et informera par courrier les différentes personnes impliquées du suivi du projet. Des rencontres entre résidants des sites seront organisées.

Le recueil des souvenirs des résidants sera programmé et réalisé par les animatrices des différentes structures d’accueil. Elles enverront à la classe les courriers des résidants qu’elles accompagnent dans le projet.

Ces animatrices, éloignées les unes des autres, s’informeront entre elles du bon déroulement simultané des actions.

Chaque intervenant peut également entrer en contact avec le professeur du lycée par mail ou par téléphone.

Calendrier prévisionnel :

Ce projet se déroulera au moins pendant l’année scolaire 2007/2008.

5 Septembre 2007

Rencontre avec Madame P., Professeur du lycée, au Centre Hospitalier d’Avranches (présentation du projet concernant le « devoir de mémoire» : la Résistance, la France Libre à Londres, le Débarquement et la vie quotidienne des Français).

Fin septembre

Début de la correspondance entre les élèves et les aînés. Courrier de sollicitation des élèves pour être parrainés.

Avant le 15 novembre

Réponse des résidants pour confirmer leur parrainage et se présenter (échange de photos pour ceux qui le désirent et séances de

visioconférences).

Début de la collecte des paroles des aînés afin de recueillir les témoignages qu’ils souhaitent apporter.

Décembre 2007-janvier-février 2008

Correspondance (retranscription des Paroles de chacun, questions-réponses affinées).

Février/mars

Journée d’accueil des élèves en Basse Normandie (Repas partagé sur les établissements).

Mai

Visite commune aux élèves et parrains/marraines d’un lieu historique rattaché à l’histoire du Débarquement. Ce site devra être accessible

aux personnes à mobilité réduite.

Rentrée scolaire 2008/09

Selon la teneur et la richesse du contenu résultant des échanges, l’édition d’un recueil écrit des témoignages pourrait être envisagé…

Outils culturels échangés :

Interview de Lucie Aubrac, ancienne résistante

Lecture de son roman autobiographique « Ils partiront dans l’ivresse »

Autres livres et témoignages du passé

Evaluations sur la participation de chaque résidant impliqué dans le projet :

. Observation de sa motivation

. Questionnement sur son ressenti (Questionnaire de satisfaction)

En conclusion :

Accepter de vivre un tel projet intergénérationnel, pour une personne âgée qui vit en institution, est un véritable défi qu’elle se lance à elle-même. Il faudra qu’elle sache s’adapter aux changements que cette rencontre avec le jeune qu’elle parrainera va apporter dans sa vie habituelle.

Dans cet échange, il faudra donc savoir donner, accepter et apprécier. Mais surtout il faudra être convaincu que l’on a toujours quelque chose à dire et à apporter à l’autre.

En outre, si nous avions des réserves sur les capacités de transmission de certains résidants, elles ont été rapidement levées et nous ont amené à reconsidérer partiellement la perception que certains professionnels pourraient avoir des personnes accompagnées. En d’autres termes, cet « exercice » éclaire d’un jour nouveau les finalités de notre accueil.

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Published by L'animatrice-coordinatrice
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 15:07
Un récital inoubliable.

Septembre 2015, début de la saison culturelle de la ville de Saint Hilaire du harcouët.

Les propositions de spectacles faites par la ville font partie des divertissements auxquels nous aimons participer, dans la mesure où la programmation d'un soir peut répondre à l’attente de certains d'entre nous.

Ainsi trois résidents aimant le chant lyrique et le piano classique se sont rendus au récital organisé par l'association des Amis de l’École de Musique, pour y entendre le ténor normand Cyrille Dubois primé aux dernières Victoires de la Musique Classique et son pianiste Trinstan Raës.

Les deux virtuoses se sont rencontrés en 2008 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et ne se sont plus quittés depuis, formant le Duo « Contraste » connu maintenant au niveau international.

Ensemble ils ont présenté un répertoire éclectique qui a enchanté les auditeurs présents, faisant honneur par leur attention à Cyrille, chef de chœur de la chorale de Saint Hilaire du Harcouët depuis 2012.

Ce soir-là, le chant lyrique nous a apporté un moment de bonheur inhabituel.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:02

Le CLIC du sud-Manche de Mortain n'existe plus depuis la fin de l'été 2015 et donc pendant la semaine prochaine bleue nationale, pas de promotion des actions du grand âge dans le secteur sud-Manche où nous vivons.

En tant que professionnelle accompagnant un public de personnes très âgées vivant en EHPAD encore trop souvent laissé pour compte, je dois donc sensibiliser à nouveau seule le reste de la population locale pour faire reconnaître leur droit à la vie au milieu des autres.

J'ai une anecdote à vous raconter :

Hier alors que comme chaque semaine trois résidents du Petit Domaine jouaient à la belote avec un visiteur venu pour accompagner sa femme à un atelier mémoire (Je précise que c'est un atelier mémoire organisé dans une salle de notre structure pour les personnes âgées vivant à leur domicile), j'entends ce monsieur dire :

"Que je suis content de venir jouer ici avec vous !"

En disant cela, j'ai ressenti dans le ton de sa voix une véritable libération, comme un "accouchement " de mots difficiles à prononcer.

Moi j'étais en recul, occupée à encadrer des parties de dominos avec des joueurs moins autonomes.

J'ai constaté alors que ces mots n'ont pas "fait mouche" auprès des personnes à qui ils étaient adressés. Du moins aucune réponse n'est sortie de leur bouche, peut être d'ailleurs trop concentrés à jouer. Car oui il existe toujours chez nous d'excellents joueurs de belote, même s'ils sont peu nombreux, à avoir conservé le plaisir de jouer aux cartes.

Un peu plus tard, la femme de ce visiteur nous rejoindra, prenant la relève de son mari dans le jeu pendant qu'il va chercher la voiture garée au parking en contrebas.

Et heureusement pas de pluie cette fois-ci, donc pas besoin du parapluie de l'animatrice !

Campagne 2015,

"On ne définit pas un homme par ses déficiences" :

http://www.semaine-bleue.org/IMG/pdf/theme_semaine_bleue_2015.pdf

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 13:57

Photo tirée d'internet ;

Carte Postale Ancienne CPA St-Hilaire-de-Harcouet,

L´Hôpital Hospice, circulée en 1931

"Étroitement imbriquée avec le bâtiment historique, 
visible depuis le centre-ville
et auquel la population est attachée affectivement,
la construction neuve sera édifiée
 sur la partie sud du centre hospitalier, 
légèrement décalée sur le versant est, 
au bord de la route départementale 977 
en direction de Fougères."

Au Xème siècle, l'hôpital religieux accueille une maladrerie (Hospice de lépreux).                                             Au XVIème siècle, il devient un asile pour les pauvres.

1909: création d'un service de médecine; 1939: une maternité; 1942: un service de chirurgie; puis 1944: un service de radiologie.

7 août 1944, un bombardement aérien détruit partiellement l'hôpital, obligeant 3 services à déménager sur des communes aux alentours.

1946, Reconstruction de l'hôpital et des baraquements permettent son agrandissement de quelques lits.

Mai 2015, l'Hôpital devant être rénové,

le Calvaire, patrimoine précieux du passé, sera réimplanté près de l'EHPAD .

Ces bâtiments  témoignent tout deux  de l'influence majeur de la religion dans le passé. Prédominance d'une ferveur collective de la foi catholique, majoritaire parmi la population de Saint Hilaire du Harcouët et de ses campagnes.

Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
Culture hospitalière, la trace de l'histoire.
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